Ancrage réel des cibles nominales
Toutes les cibles exprimées en valeur absolue sont révisées annuellement. Le nominal ne protège pas - seul le réel compte.
Le risque silencieux du système
ARCHI est naturellement protégé contre l'inflation sur ses briques en pourcentage - R (actions) et C (immobilier) sont des actifs réels dont la valeur suit l'inflation à long terme. Mais deux briques sont exprimées en valeur absolue : A et H. Sans révision active, leur cible se dégrade silencieusement chaque année.
Vous calculez votre cible brique A à 6 000€ (3 mois × 2 000€ de dépenses). Deux ans plus tard, vos dépenses réelles sont à 2 200€ - l'inflation a fait son travail. Votre brique A couvre désormais 2,7 mois, pas 3. Le seuil de sécurité est franchi sans que personne ne l'ait décidé.
Même logique sur H : le capital garanti nominalement par le fonds euros ne l'est pas en termes réels. En régime d'inflation prolongée, H s'érode sans que les seuils S1/S2/S3 ne se déclenchent - ces seuils sont liés aux marchés actions, pas à l'inflation.
Chaque janvier : recalculer la cible A sur la base des dépenses réelles de l'année écoulée. Si les dépenses ont augmenté, la cible augmente. Si A est en dessous de la nouvelle cible, reconstituer avant de relancer le DCA sur R.
Même révision annuelle du dimensionnement en valeur absolue. En régime normal (inflation < 3%), 100% fonds euros suffit. En régime inflationniste prolongé (inflation > 3% sur 12 mois glissants) : introduire progressivement une poche ETF or ou obligations indexées inflation (OAT€i, ETF TIPS) - plafonnée à 20-30% de H pour ne pas sacrifier la liquidité.
Ce que l'architecture couvre déjà
Les briques en pourcentage du patrimoine sont naturellement ancrées en termes réels - leur cible suit la valeur du patrimoine, qui lui-même suit l'inflation à long terme via les actifs réels.